3. LE COCON


    Un jour,
    Fatiguée de représenter   des corps,
    j'ai voulu en envelopper un.
    Et puis je l'ai épinglé 
    avant qu'il ne s'envole.






L'image du sarcophage est à l'origine de cette pièce, l'idée du tombeau donc : la mort, avec son visage monacal d'austérité recluse.




 
Pourtant le cocon domine: la reine des abeilles? Alors c'est l'idée de la 
naissance, de la maternité.


 
Mais est-ce que toutes ces lectures ne sont pas contenues dans la même image? La fin rejoignant le début?


Un jour, un galeriste m'a dit que mes pièces contenaient souvent trop de grilles de lecture à la fois. C'est normal! avec la terre on tourne toujours en rond!










Certaines personnes ont un mouvement de répulsion face à cette pièce, je fais exprès de la placer dans un endroit stratégique; c'est tant mieux parce que de toutes, c'est ma préférée et je tiens à la garder.




Je l'ai patinée plusieurs fois, couche après couche: j'enduis, j'enlève, je brosse, j'applique d'autres produits, j'en fabrique, je les mélange, je décape à nouveau, je recommence, ça prend beaucoup de temps et je ne suis jamais contente.(Patiner ce n'est pas ma passion, je préférais le faire sur mes skis de fond, à l'époque bénie.) 
Mon but est de chercher une épaisseur transparente, je tâtonne toujours.


 
J'aime beaucoup poser ma main sur son ventre très lisse , il remplit exactement le creux de la paume, et je m'aperçois que ceux qui l'aiment bien, (il y en a quelques uns) le font aussi . Moi je me dis que ça leur porte chance...




Aucun commentaire: