1. LE DON DE SOI

 

Cette pièce a une longue histoire personnelle.  Offerte puis exceptionnellement échangée ; elle fut remplacée par une autre beaucoup plus adéquate parce que le sens, induit dans la plupart de mes sculptures au moment où je les exécute, se doit d'être partagé.

 


                                                                             
 

Encore plus que toutes les autres, lorsque je la regarde telle qu'elle était avant cuisson, c'est celle que je trouve la plus vivante.    Il est toujours regrettable de ne pouvoir garder la terre crue, tendre et souple comme la chair. 



















Donc, je l'avais offerte simplement cirée après la cuisson comme ceci :




Mais comme  trop de souplesse m'a fait perdre mon âme, alors  j'ai voulu, une fois récupérée, une patine qui rappelle la pierre, pour espérer acquérir un coeur de pierre.
                            









 


Mais en définitive,

j'ignore toujours si elle est une tendre ou une dure à cuire...









2 commentaires:

Lìn a dit…

ce travail est effectivement la liberté du corps, mais presque illusoire, c'est un peu l'inverse de la sagesse (une autre sculpture), pas de liens sur le corps, un mouvement a priori libre, mais le visage semble plutôt souffrir, entre extase et souffrance on ne sait pas vraiment.

APHIZ Auteur a dit…

Entrailles…

Ses laves abyssales te parcourent le ventre
D’amours et d’eaux vives, un continent
Magma rougeoyant dans le creux de l’antre
Qu’en fusion, d’éruptions te répands

L’amour en fissures que déverse tes flancs
Des pentes embrase les vies qu’il emporte
Des vals en brasiers ce temps en courant
Et libère ses coulées de feu qui te portent

Et mouvances que d’autres voies envoutent
Toi, ce volcan, de voute et de dôme éventrés
Doutes qui fleuves incandescents déroutent
Puis figent d’effrois aux cœurs décors pétrifiés

… APHIZ
08-XI-2011