La Béa-titude














Pendant des années, nombre de mes pièces avaient été réalisées dans des maisons à la campagne prêtées par mes amis.










Le rêve d'en posséder une, dans le sud de surcroit, est devenu très soudainement réalité.









 Durant ma longue installation j'ai passé plus de temps et d'efforts à modeler mon terrain  aride et argileux que mes corps féminins.









Et puis enfin cette première pièce ardéchoise  imprégnée des sensations de l'été passé sur les rochers des rivières toutes proches : le Chassezac et la Beaume.



La maison est perchée en pleine campagne au milieu des vignes et des oliviers cette nature dont le contact m'a toujours été vital.


On y aperçoit en contrebas le clocher du village, une distance adéquate pour y goûter le silence et la lumière sans se priver de la convivialité ardéchoise qui apporte une qualité de vie incomparable.












Mon travail sur la thématique des cocons se poursuit.



J'ai trouvé dans ce lieu une sérénité qui, gageons le, fera progressivement mes corps se désentraver.




 Clin d'oeil à ma personnalité torturée, et sur les conseils de chatte Pépita, j'ai baptisé la maison du même nom que la sculpture.


DARWIN SUR LES EPAULES




N'en plaise ou n'en déplaise à Jean-Claude Ameisen, une drôle de sensation couve dans mon cortex : 


celle de venir de très loin ... voire celle de retourner, à la nage, vers l'aube du monde. 


Alors je me dis que pour parvenir à une représentation de l'humanité plus évoluée, 
il me faut sans aucun doute...


... cesser chaque matin d'écouter les actualités.



L'EPONYME




Janvier de fatigue : exercice gratuit et purement esthétisant autour du visage. 

Travaillant toujours sans modèle, 
c'est peut-être la raison pour laquelle il résulte un peu hybride.






LE SILENCE DES ABYSSES



Ma dernière réalisation avec une nouvelle terre dont le grain est plus fin. 



 Elle se rattache à une pièce ancienne intitulée :

 LE COCON. 


J'ai entrepris de travailler désormais sur cette thématique.



 Quelques photos avant cuisson et application de la patine :





a) ECLOSION






Il arrive parfois que le printemps fasse naître des poses félines,

tous les espoirs sont permis...





b) GARDER LE CAP



Aux prémices de l'automne, lorsqu'on sent que tout tangue, on fait bonne figure, sourire aux lèvres, poitrine en avant...

c) FRILEUSE




Et puis l'hiver arrive. 

Dès les premiers frimas on se drape, on se courbe, et même on fait mine d'avancer pour ne pas se pétrifier.

(Oeuvre vendue) 

























 




1 . Tension

 

 

                                                                             

                       

2. LA DEVORATION


Beaucoup de mes pièces ont été faites l'été dans des maisons de campagne gracieusement prêtées par des amis.



Des moments de solitude, isolée du monde. C'est le cas de celle-ci qui a pris forme entre deux balades à pieds ou à vélo dans les sucs de Haute-Loire.

























J'y ai représenté 
le tout début
d'une longue histoire dévorante.









 



3. LE COCON


    Un jour,
    Fatiguée de représenter   des corps,
    j'ai voulu en envelopper un.
    Et puis je l'ai épinglé 
    avant qu'il ne s'envole.






L'image du sarcophage est à l'origine de cette pièce, l'idée du tombeau donc : la mort, avec son visage monacal d'austérité recluse.




 
Pourtant le cocon domine: la reine des abeilles? Alors c'est l'idée de la 
naissance, de la maternité.


 
Mais est-ce que toutes ces lectures ne sont pas contenues dans la même image? La fin rejoignant le début?


Un jour, un galeriste m'a dit que mes pièces contenaient souvent trop de grilles de lecture à la fois. C'est normal! avec la terre on tourne toujours en rond!










Certaines personnes ont un mouvement de répulsion face à cette pièce, je fais exprès de la placer dans un endroit stratégique; c'est tant mieux parce que de toutes, c'est ma préférée et je tiens à la garder.




Je l'ai patinée plusieurs fois, couche après couche: j'enduis, j'enlève, je brosse, j'applique d'autres produits, j'en fabrique, je les mélange, je décape à nouveau, je recommence, ça prend beaucoup de temps et je ne suis jamais contente.(Patiner ce n'est pas ma passion, je préférais le faire sur mes skis de fond, à l'époque bénie.) 
Mon but est de chercher une épaisseur transparente, je tâtonne toujours.


 
J'aime beaucoup poser ma main sur son ventre très lisse , il remplit exactement le creux de la paume, et je m'aperçois que ceux qui l'aiment bien, (il y en a quelques uns) le font aussi . Moi je me dis que ça leur porte chance...