La Béa-titude














Pendant des années, nombre de mes pièces avaient été réalisées dans des maisons à la campagne prêtées par mes amis.










Le rêve d'en posséder une, dans le sud de surcroit, est devenu très soudainement réalité.









 Durant ma longue installation j'ai passé plus de temps et d'efforts à modeler mon terrain  aride et argileux que mes corps féminins.









Et puis enfin cette première pièce ardéchoise  imprégnée des sensations de l'été passé sur les rochers des rivières toutes proches : le Chassezac et la Beaume.



La maison est perchée en pleine campagne au milieu des vignes et des oliviers cette nature dont le contact m'a toujours été vital.


On y aperçoit en contrebas le clocher du village, une distance adéquate pour y goûter le silence et la lumière sans se priver de la convivialité ardéchoise qui apporte une qualité de vie incomparable.












Mon travail sur la thématique des cocons se poursuit.



J'ai trouvé dans ce lieu une sérénité qui, gageons le, fera progressivement mes corps se désentraver.




 Clin d'oeil à ma personnalité torturée, et sur les conseils de chatte Pépita, j'ai baptisé la maison du même nom que la sculpture.

oeuvre vendue

DARWIN SUR LES EPAULES




N'en plaise ou n'en déplaise à Jean-Claude Ameisen, une drôle de sensation couve dans mon cortex : 


celle de venir de très loin ... voire celle de retourner, à la nage, vers l'aube du monde. 


Alors je me dis que pour parvenir à une représentation de l'humanité plus évoluée, 
il me faut sans aucun doute...


... cesser chaque matin d'écouter les actualités.

oeuvre vendue

11. LE LAC PERDU

Une des nombreuses maisons d'été prêtées par des amis est celle de Bellevue la Montagne. J'y ai fait une autre sculpture que celle-ci. A quelques kilomètres on trouve le lac de Malhaguet où j'allais chaque jour nager, un lieu isolé, paisible et enchanteur. C'était l'année de la canicule. 

Dans l'eau du lac j'ai trouvé ce bois flotté qui  m'a un peu encombrée pour rentrer à vélo.




Bien des années plus tard, je l'ai marié avec ce personnage,
tout de fibres, veines et noeuds.






Il ou elle se prélasse à ma place au soleil, sur la berge, rêvant avec une douloureuse nostalgie   aux eaux tranquilles du lac, qui désormais m'est devenu inaccessible.





















J'ai patiné le bois à l'identique de la sculpture, pour que les lignes des deux supports se confondent.
Cette pièce mesure 70 cms de longueur sur 30 de hauteur.

Oeuvre vendue