
Cette pièce a une longue histoire personnelle. Offerte puis exceptionnellement récupérée. Elle fut bien sûr remplacée par une autre beaucoup plus adéquate. Parce que le sens, induit dans la plupart de mes sculptures au moment où je les exécute, se doit d'être partagé.
Encore plus que toutes les autres, lorsque je la regarde telle qu'elle était avant cuisson, c'est celle que je trouve la plus vivante. Il est toujours regrettable de ne pouvoir garder la terre crue, tendre et souple comme la chair.
Mais comme trop de souplesse m'a fait perdre mon âme, alors j'ai voulu, une fois récupérée, une patine qui rappelle la pierre, pour espérer acquérir un coeur de pierre.
Mais en définitive,
j'ignore toujours si elle est une tendre ou une dure à cuire...




























